L’article L7111-3 du Code du travail définit le journaliste professionnel comme une personne dont le journalisme est l’activité principale, régulière et rétribuée, et qui en tire le principal de ses ressources. La CCIJP applique ce critère avec rigueur : plus de la moitié des revenus doit provenir du journalisme, avec au moins un demi-SMIC brut mensuel en moyenne. Une activité journalistique, même excellente et ancienne, exercée à côté d’un emploi principal, n’entre donc pas dans ce cadre.
La loi ne vous empêche pas pour autant d’informer : en France, aucune carte n’est obligatoire pour exercer le journalisme, et la liberté de la presse protège toutes celles et ceux qui publient. La carte FJI répond à un besoin pratique : pouvoir présenter votre activité de façon claire et vérifiable.
Cette distinction a aussi des conséquences pratiques. Les avantages liés au statut de journaliste professionnel – l’allocation pour frais d’emploi de 7 650 €, la présomption de contrat de travail des pigistes, les dispositions de la convention collective – dépendent de votre situation professionnelle et de vos revenus, pas d’une carte. La carte FJI ne vous les ouvre pas, et ne vous en prive pas non plus. Elle se contente de rendre visible une réalité : vous exercez une activité journalistique régulière, avec sérieux, même si elle ne vous fait pas vivre.