Dans le journalisme, le stage est souvent la première vraie expérience de rédaction : rythme de bouclage, conférences de rédaction, terrain, relecture par un chef de service. C’est aussi là que se nouent les premiers contacts qui mènent à des piges, des remplacements ou un contrat. Les cursus reconnus par la profession intègrent des stages obligatoires, et les recruteurs regardent attentivement les rédactions où un candidat est passé.
Un bon stage se prépare : choix du média, période, objectifs (apprendre à monter un sujet vidéo, publier en presse régionale, découvrir l’investigation), et suivi par un tuteur identifié.
Les possibilités sont nombreuses : quotidiens régionaux et leurs éditions locales, radios publiques et associatives, chaînes de télévision régionales, agences de presse, magazines spécialisés (sport, culture, sciences, économie), pure players en ligne, services vidéo et podcasts. La presse régionale reste une excellente école : on y apprend à couvrir l’actualité locale, à travailler vite et à rencontrer des sources très variées. Les rédactions spécialisées, elles, permettent de développer une expertise qui fera la différence pour piger plus tard.
Après le stage, entretenez le lien : envoyez des propositions de sujets à la rédaction qui vous a accueilli, demandez une recommandation écrite et ajoutez vos publications à votre portfolio. Beaucoup de premiers contrats, de remplacements d’été ou de premières piges viennent de rédactions où l’on a fait ses preuves comme stagiaire.
Gardez aussi en tête que le stage doit rester une période d’apprentissage. Si vous êtes déjà diplômé et que l’on vous propose un « stage » sans convention, il s’agit en réalité d’un travail, qui doit être rémunéré en salaire, à la pige ou dans le cadre d’un contrat.