Beaucoup de sites vendent des macarons, plaques ou pare-soleil « presse » en laissant entendre qu’ils permettent de stationner plus facilement, d’accéder à des zones fermées ou d’éviter les contrôles. Il n’en est rien. À notre connaissance, aucune disposition générale du droit français n’accorde aux journalistes un droit de stationnement ou de circulation dérogatoire : stationnement gênant, zones piétonnes, voies réservées et zones à faibles émissions s’appliquent à tous les véhicules.
Un panneau « presse » peut tout au plus indiquer aux passants ou aux organisateurs que le véhicule est utilisé pour un reportage. Il ne protège ni d’une amende, ni d’un enlèvement en fourrière. Et s’il imite un document officiel, il peut même poser problème. Nous ne vendons pas de macaron et la carte de presse FJI n’en tient pas lieu.
D’où vient ce mythe ? Sans doute des véhicules de médias que l’on voit stationnés près des événements : cars régie, voitures suiveuses des courses cyclistes, véhicules de reportage aux abords d’un tribunal. Dans tous ces cas, une autorisation spécifique a été obtenue, pour un lieu et une durée précis, auprès de l’organisateur, de la commune ou des autorités. Le panneau affiché sur le véhicule n’est que la traduction visible de cette autorisation. Sans elle, le même panneau ne vaut rien.