Les syndicats de journalistes jouent un rôle important : défense des droits, conseil juridique, négociation collective, formation. Beaucoup de journalistes y adhèrent par conviction. D’autres préfèrent rester indépendants de toute organisation, n’ont pas les moyens d’une cotisation annuelle ou ne remplissent pas les conditions d’adhésion. Rien ne les y oblige : en France, l’exercice du journalisme n’est subordonné à aucune adhésion.
La carte de presse fait souvent l’objet de confusions. Contrairement à une idée répandue, la carte de la CCIJP n’est pas une carte syndicale : c’est une commission paritaire qui la délivre, sur des critères légaux, à tout journaliste professionnel, adhérent ou non. En revanche, la carte internationale de la FIJ est délivrée par les syndicats membres à leurs seuls adhérents.
Pour un pigiste rémunéré en salaire qui vit de ses piges, la question ne se pose donc pas : la carte CCIJP lui est accessible sans adhésion. La difficulté concerne surtout ceux qui ne remplissent pas les critères légaux – auto-entrepreneurs, journalistes en activité secondaire, blogueurs, créateurs, podcasteurs, étudiants. Pour eux, les seules cartes disponibles étaient longtemps des cartes associatives, liées à une adhésion et à une cotisation annuelle, parfois sans vérification réelle de l’activité. La carte FJI propose une autre logique : un paiement unique pour une durée choisie, une vérification avant impression, et aucune appartenance à une organisation.